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De nouveaux outils spécialisés pour étudier la résilience des arbres au campus de Gaspé 

Un partenariat réussi entre le Cégep de la Gaspésie et des Îles et la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Gaspésie et des Îles a mené à l’installation de matériel de laboratoire de pointe pour étudier la résilience des arbres face aux changements climatiques.  

Valérie Guérin, agronome à l’UPA, a visité le campus de Gaspé pour découvrir le conductimètre et le cryothermostat à circulation, des instruments qui simulent des conditions extrêmes de température sur les arbres, telles que la chaleur, le froid et la sécheresse, allant de -30 à 200 degrés Celsius. Samuel Pinna, enseignant-chercheur en Technologie forestière, souligne l’importance de ces appareils : « Ils permettront de réaliser plusieurs projets de recherche avec des résultats très concrets, comme la sélection de variétés de pommiers résistantes aux gels printaniers. » 

Cette acquisition, soutenue par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, est le résultat de quatre années de collaboration entre le Cégep et l’UPA. Les appareils ont été installés dans un laboratoire de recherche du campus de Gaspé, marquant le début d’une nouvelle phase de coopération pour leur utilisation.  

Si certaines variétés d’arbres fruitiers sont bien adaptées à d’autres régions du Québec, leur résilience au climat gaspésien n’est pas encore documentée. Avec l’essor de la production fruitière en Gaspésie, l’acquisition d’outils scientifiques en région et l’enrichissement des savoirs prennent toute leur importance. L’expertise en recherche sur les arbres fruitiers se développe ainsi au campus de Gaspé.  

La visite d’aujourd’hui marque donc le début des tests d’utilisation du conductimètre et du cryothermostat à circulation. Pour approfondir sa maîtrise de ces appareils, M. Pinna se rendra en juin prochain à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), en France, grâce au financement du ministère de l’Enseignement supérieur dans le cadre du Programme de soutien à la mobilité professionnelle des cégeps, géré par la Fédération des cégeps.