Bibliothèque du Campus des Iles-de-la-Madeleine

Propositions de lecture

La lagune. Et Aristote inventa la science.

Auteur : Armand Mari Leroi

« Le long de la côte égéenne, où les oliveraies ponctuent les rivages arides, Armand Marie Leroi, professeur de biologie à l’Imperial College de Londres, nous emmène sur les traces du « premier scientifique », Aristote : Athènes, l’île de Lesbos, puis la lagune de Pyrrha, où, il y a 2 300 ans, le Stagirite observait les oiseaux, disséquait des mollusques et s’entretenait avec les pêcheurs du coin. Débarrassé des présocratiques matérialistes qui théorisaient sans se plier aux contraintes des évidences empiriques, affranchi de la cosmologie idéaliste de Platon, Aristote mettait enfin les mains dans la terre et faisait de l’autopsie d’une seiche l’acte fondateur de la pensée. « Sa philosophie se penchera sur la saleté, le sang, la chair, la croissance, la copulation, la reproduction, la mort et le déclin – expérience quotidienne du paysan et du poissonnier. » En exégète autant qu’en candide philosophe, le biologiste cherche à retrouver le visage authentique du sage grec, épinglant les erreurs d’interprétation de son œuvre chez les philosophes de la Renaissance ou les taxinomistes du XIXe siècle. D’abord tourné comme un documentaire pour la BBC, avant de devenir ce grand récit, La Lagune est une formidable enquête sur la naissance du regard scientifique, nourri de près de neuf mille observations, le premier système de pensée dépourvu du tapis divin. Bref, conclut Leroi, la philosophie d’Aristote, «  c’est la biologie ». »

Source : www.philomag.com

Classé sous la cote : 570.1 L617L

6000000283

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L’allumeuse

Auteur : Suzanne Myre

« Voici des histoires comiques et venimeuses où se succèdent les mères égoïstes et les pères absents, les minets et les marmots, et, surtout, les pécheresses tristes et les femmes vampires qui séduisent les hommes pour les réduire en poupées de chiffon. Car les héroïnes de Suzanne Myre sont puissantes. Ce sont des battantes qui n’hésitent pas à mettre le monde à feu et à sang pour se faire justice. Pourtant, aucune d’elles n’est un démon. Elles sont même gentilles, au fond. Mais elles ne veulent plus qu’on les blesse. Il y a, au cœur de ces récits, une profondeur bouleversante. Une complexité, une introspection, une tendresse qui désemparent et qui persistent longuement après la lecture. Dans L’ALLUMEUSE, l’écriture de Suzanne Myre se fait touchante comme jamais.

Par ailleurs, l’auteure nous y fait visiter le quartier de son enfance : Montréal-Nord, un lieu bigarré auquel la littérature ne s’intéresse jamais. La paroisse Saint-Vincent-Marie-Strambi, la polyvalente Calixa-Lavallée, le boulevard Industriel deviennent le théâtre de cent douleurs et rires grinçants. C’est là un livre fabuleux où les personnages rêvent indifféremment d’assassinats et de hamburgers chez Dic Ann’s. Bref, en douze histoires et un préavis de décès, L’ALLUMEUSE célèbre les têtes brûlées qui mettent le feu aux poudres. »

www.marchanddefeuilles.com

Classé sous la cote : 848.9 M998a

6000000297

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Jeanne

Auteur : Sophie Bouchard

Père de famille bienveillant et travailleur apprécié de tous, Jean ne peut plus ignorer une pensée tenaillante : il est une femme. Sa décision entraîne des réactions vives de la part de sa femme, sa mère, ses enfants, en plus de ses collègues de travail. Le prix à payer est beaucoup plus élevé que prévu. Mais, pour une fois, la vie de Jeanne passera avant celle des autres, malgré les peines, les doutes et les conflits. Une histoire touchante portée par une écriture fougueuse, Jeanne pose un regard d’une grande justesse sur le difficile processus de changement d’identité sexuelle.

https://aletage.groupecourteechelle.com/

Classé sous la cote : 848.92 B752j

6000000435

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Les repentirs

Auteur : Marc Séguin

« Marc Séguin revoit le garçon, l’adolescent puis le jeune adulte qu’il a été. Tous grugés par une incessante inquiétude, ils reviennent hanter l’homme mûr, le peintre reconnu qu’il est devenu. Il y a un train qui siffle au loin, des fissures multiples, un ravin qui se creuse. Et les seins de la belle Arielle. Il y aura des morts. Une amitié malmenée. Et un amour empêché. Comment aimer et se laisser aimer quand on est coupé de ses sentiments? Comment réparer l’irréparable? Dans ce récit sous tension où la fiction pourrait bien jouer des tours à la réalité et où l’art s’avère révélateur tout autant que mensonger, ce qui heurte la conscience du narrateur et lui torture le cœur se dévoile par couches. Les repentirs, ou la mise à l’épreuve des aveux.

Peintre, écrivain et cinéaste, Marc Séguin est né à Ottawa en 1970. Ses tableaux sont exposés dans plusieurs institutions muséales reconnues à travers le monde. Son premier roman, La foi du Braconnier, lui a valu le Prix littéraire des collégiens en 2011. Ont suivi Hollywood (2012) et Nord Alice (2015). Tout comme ses tableaux, les romans de Marc Séguin nous interrogent sur la vie, la mort, l’amour et la destruction. En 2016, il a écrit et réalisé son premier long métrage de fiction, Stealing Alice. »

 

Source : www.quebec-amerique.com

Classé sous la cote : 920.5 L391

6000000322

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Le premier qui rira

Auteur: Simon Boulerice

« Le premier qui rira est un chassé-croisé comme il ne s’en fait plus, et ce qui au départ se présente comme une simple farce se transforme en un drame auquel on ne peut demeurer insensible. On y découvre tout d’abord une mère de famille cherchant à s’évader de son quotidien – et de ses deux grands adolescents qu’elle trouve par moments trop mous ! – à travers son rendez-vous hebdomadaire au club du rire. On fait ensuite la connaissance d’un dramaturge qui collectionne les amants en rêvant d’amour et d’un étudiant du cégep qui se fait voler son identité sur Internet. Aux mésaventures de ces rocambolesques personnages s’entremêlent des profils issus d’un site de rencontres, les protagonistes de la bande dessinée Archie, ainsi que des lettres circulaires et autres spams. Boulerice se fait l’architecte d’un récit culminant en une fin aussi invraisemblable que désespérée, laissant le lecteur complètement abasourdi, aux prises avec de nombreux questionnements. Peut-on véritablement tomber amoureux d’une personne que l’on n’a jamais vue ? L’amour peut-il transcender l’apparence du corps jusqu’à en faire oublier le sexe de l’autre ? Un roman qui fait sourire, comme tout ce qu’écrit l’auteur, mais qui renvoie d’abord et avant tout un reflet plus que pertinent de notre époque. »

 

Sources : www.lemeac.com

Classé sous la cote : 848.9 B763p

6000000424

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