Bibliothèque du Campus des Iles-de-la-Madeleine

Propositions de lecture

Photos d’ados - À l’ère du numérique

Souriez! On vous photographie! Ou on vous filme...

C'est bien connu : la jeune génération d'aujourd'hui est la première à avoir grandi sous l'œil de l'appareil numérique avec autant d'intensité, mais aussi avec un appareil personnel dans les mains. D'ailleurs, il semble que rien n'échappe à l'œil de ces appareils numériques manipulés par les jeunes : ni les relations sexuelles, ni les épisodes de défonces, pas plus que les bagarres ou les agressions... Or, avant de comprendre les risques liés aux usages de l'appareil numérique, il importe de saisir comment il joue un rôle dans la vie des plus jeunes depuis déjà quelques années. À partir du discours de jeunes adultes au sujet de leur adolescence, cet ouvrage montre comment les usages de cet appareil s'inscrivent dans le contexte plus large d'une jeunesse hypermoderne aux prises avec des questionnements relativement traditionnels : comment s'autonomiser? Comment rencontrer l'autre?   305.235 / L132p

Source : www.pulaval.com

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Désamorcer l'islam radical

L’hostilité envers l’islam et les musulmans grandit. Cette attitude n’est plus l’apanage du Front National. Un amalgame dangereux se crée entre les musulmans pratiquants respectant les principes républicains et ceux qui prônent un « islam pur » coupé de la société. Les repères se brouillent. Des jeunes mettent leur islam en avant au point d’adopter des points de vue sectaires et de céder aux sirènes du fondamentalisme.
Comment sortir de cette spirale qui rend difficile la construction du vivre-ensemble et fait le jeu de l’extrême droite? En s’appuyant sur l’observation de faits du quotidien, Dounia Bouzar donne des repères pour décrypter le discours des musulmans radicaux. Pourquoi parvient-il à faire autorité? Quelles sont les étapes d’endoctrinement qui amènent des jeunes à se séparer de la société et de leur famille? À partir de quel moment un comportement prenant appui sur la religion ne peut plus se prévaloir de la liberté de conscience? Cet ouvrage analyse successivement le discours des radicaux, son évolution et ses codes, leur quête obsédante de la pureté du groupe, l’invention du concept de guerre sainte, le mépris du féminin et sa déshumanisation, le niqab. Il donne des pistes pour aborder les questions du quotidien – les repas, la pratique du ramadan, les signes religieux dans l’espace public et privé, les rapports hommes/femmes – en faisant en sorte que les solutions bénéficient à tous, croyants ou pas.
Meurtrie par les confusions incessantes qui génèrent une inquiétante stigmatisation, l’anthropologue Dounia Bouzar prend la parole au nom de la majorité silencieuse des citoyens de confession musulmane. En donnant à chacun les clés pour désamorcer aussi bien le discours antimusulman que celui des radicaux, ce livre montre qu’il est possible de construire la démocratie sans céder aux discriminations, au laxisme ou au communautarisme.   320.557 / B782d

Source : www.editionsatelier.com

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Mille et une propositions pédagogiques : Pour animer son cours et innover en classe

Par habitude ou par ignorance, nous sommes parfois amenés à reproduire dans les classes toujours les mêmes schémas. Ainsi se pérennise un modèle qui n'est plus interrogé et qui a de plus en plus de mal à mobiliser les élèves. Non que les « méthodes éprouvées » soient mauvaises, mais parce qu'elles sont souvent répétitives et, parfois, peu adaptées. Parce qu'aussi, l'enseignant qui n'améliore pas constamment sa manière de transmettre les savoirs est lui-même menacé de s'ennuyer… et d'être débordé par ses élèves!


Mais, a contrario, l'improvisation permanente, le pragmatisme systématique et la fantaisie débridée ne sont pas des gages de réussite. C'est pourquoi le livre d'André de Peretti et François Muller est si précieux : il présente un ensemble raisonné des ressources auxquelles on peut faire appel pour enrichir sa panoplie méthodologique.


Ce livre ouvre le champ des possibles, tout en respectant les fondamentaux de la pédagogie et de la didactique. Il permet de trouver une extraordinaire quantité d'idées et de propositions pour être, à la fois, plus à l'aise et plus efficace dans sa classe. Il nourrit le travail quotidien, de manière très concrète, et stimule l'imagination.


Conçu comme un véritable inventaire des ressources et des possibles, c'est, en même temps, un outil de travail et de formation. Utilisé seul ou en équipe, il permet de retrouver le goût d'un métier trop souvent encore considéré comme répétitif et taylorien… C'est un formidable livre de bord pour ceux qui veulent faire du métier d'enseigner une aventure éducative au service de la réussite de tous.   378.1705 / P455m

Source : www.esf-editeur.fr

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Les inédits, lettres, textes

Lorsque l'écrivain surréaliste René Crevel se suicide le 18 juin 1935, il laisse à la postérité onze livres publiés et plus d'une centaine d'articles. Ami d'Eluard, de Breton, de Tzara, de Giacometti mais proche également de Jouhandeau, de Klaus Mann, ou de Jacques-Emile Blanche, Crevel aime tout autant fréquenter les hôtels particuliers de ses riches amis que les bals populaires de la rue de Lappe à Paris.

Dans L'Arbre à méditation, René Crevel se livre tout entier, dans un cri de révolte poussé contre la société des années 1930 et la montée du fascisme.

Ce roman inédit s'accompagne ici d'une centaine de lettres destinées à ses amis les plus proches, notamment Etienne de Beaumont, ou Tota Cuevas, sa dernière maîtresse qui éclairent d’un point nouveau les dernières années de l'écrivain jusqu’à son suicide. C'est à Tota Cuevas qu'il laissa les derniers mots écrits de sa main. « Prière de m'incinérer. Dégoût. »    848.9 / C926 X

Source : www.seuil.com

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L'esprit de l'ivresse

Un homme rentre chez lui, fatigué, usé par l’âge et les regrets. La nuit va tomber, les Iris, sa banlieue parisienne, se dressent dans le crépuscule entre épreuve et destination. Ce trajet familier, Youssef Chalaoui pressent confusément qu’il lui sera fatal. Mais il en ignorera l’impact profond, irrévocable, sur le quartier, ses habitants, le pays. Cette nuit-là, au terme d’un long et hésitant et macabre ballet, la périphérie s’enflamme. Et bientôt, la France entière bascule.
Dans L’Esprit de l’ivresse, la révolution est traitée hors champ; comme les bouleversements organiques du grand corps malade de la société contemporaine. Chorégraphique et musical, le roman procède par mouvements amples. À la course désordonnée et assoiffée de liberté de Clara S., l’égérie malgré elle, répond la fuite ouatée du Président Henri Dumont, bloc de souffrances et d’indécision. Chacun cherche en lui-même un élan radical, un feu qui brûle jusqu’aux lendemains, un ressort contre l’impuissance dérisoire et l’acharnement magnifique que recouvre l’idée de destin.
C’est par les corps individuels que Loïc Merle pénètre et explore la chair collective d’une Grande Révolte imaginaire dont la proximité plausible (inévitable?) saisit le lecteur. Par les corps que s’exprime le besoin désespéré d’être ensemble et d’être plusieurs, face à l’engrenage du réel – et de la realpolitik – qui broie les êtres et les âmes, atrophie les esprits, avorte la notion même d’avenir.
Cette nuit des hommes, l’auteur la dessine d’une phrase riche et lumineuse, légèrement étourdie, comme exactement ivre. Car, semble-t-il nous dire, de vital et de salvateur, ne nous restera-t-il bientôt plus que l’esprit de l’ivresse? C’est une des questions cruciales qui traversent ce premier roman d’une ampleur et d’une ambition rares.    848.92 / M564e

Source : www.actes-sud.fr

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